BOUTIQUE_CELINE

"C'est dégueulasse! Je suis sans voix. Ca fait 60 ans qu'on exerce sous le nom de la fille aînée de la créatrice du magasin"

Richard Zafrani, l'actuel gérant de la boutique Céline au 40 de la rue Saint-Dizier à Nancy, est en colère. Il vient d'être contraint par la justice à changer le nom de son enseigne (Céline) pour ne pas porter préjudice à la marque du même nom, propriété du groupe de luxe LVMH. La boutique nancéienne avait été créée en 1950, deux ans après l'apparition de la marque Céline qui n'était pas encore, à l'époque, propriété du groupe. "Ca a été un acharnement pendant six ans. Le résultat ? Ce sont les riches qui ont gagné. Tout ça arrive, en plus, bien tard! Personne ne connaît la marque Céline à Nancy. Les gens ne connaissent que mon magasin. Pas de confusion possible", déclare à l'AFP Richard Zafrani. Son bail actuel expire au 17 avril. Il envisage de ne pas rouvrir son magasin de prêt-à-porter, "écoeuré" par l'affaire. Le groupe LVMH avait intenté une action en justice pour "contrefaçon" et "concurrence déloyale". L'avocat de l'actuel gérant de 43 ans précise que si son "client devra descendre son enseigne, en revanche, la concurrence déloyale a été infirmée par la cour." Reste à payer : 8 000 € de frais d'avocat et verser 1 € symbolique de dommages et intérêts. Il envisage de se pourvoir en cassation après lecture dans le détail de la décision de la cour d'appel de Nancy. REAGISSEZ EN COMMENTAIRES