AMBULANCE

COLERE D'UNE PROFESSION

"C'est lamentable, le chauffeur n'a fait que son travail, il aidait une personne en détresse", a déclaré à l'AFP Robert Loibl, président du réseau "Urgence 57", regroupant des ambulanciers privés du département de la Moselle. Une ambulance privée a été verbalisée par la police de Metz alors qu'elle emmenait un bébé à l'hôpital à la demande du SAMU. Les faits remontent à la soirée du 22 mai. A son arrivée à l'hôpital messin, le conducteur de l'ambulance concernée s'est vu dresser trois contraventions, pour avoir grillé un feu rouge, emprunté un sens interdit, ainsi que pour n'avoir pas enclenché son clignotant. 200 euros d'amende et 6 points de permis en moins. Or, selon M. Loibl, l'ambulance agissait ce soir-là dans le cadre d'une convention conclue avec les pouvoirs publics, en vertu de laquelle les ambulances privées effectuent des missions d'urgence à la demande du SAMU. "Dans ce cadre, nous devenons des véhicules prioritaires", soutient M. Loibl. "L'ambulancier l'a dit aux policiers, mais ils n'ont rien voulu entendre". Contacté par l'AFP, un responsable de l'hôtel de police de Metz a assuré que les agents avaient "simplement appliqué la réglementation". Si le conducteur "avait allumé ses avertisseurs sonores et lumineux, il aurait manifesté le caractère urgent de son déplacement, nos motards l'auraient escorté, et il n'y aurait pas eu de problème", a ajouté ce policier.

MIS EN LIGNE A 18H30 LE 31/05