GENEVIEVE_DE_FONTENAY

NOTRE GENEVIEVE DE FONTENAY

Ses chapeaux et son franc-parler ont fait d'elle une icône : la présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, 77 ans, défend farouchement depuis 1954 la tradition des reines de beauté comme ambassadrices de l'élégance française et de la morale. Quasi en larmes sur le plateau de Médias Le Magazine, elle déclare vouloir recréer un concours de beauté en 2011 et ne remettra plus d'écharpe Miss France. Genevière ira d'ailleurs sur le plateau du téléthon en décembre.

Née le 30 août 1932 dans une famille bourgeoise de 10 enfants dont elle est l'aînée, Geneviève Mulmann se fait déjà remarquer à Longwy, sa ville natale de Meurthe-et-Moselle, en portant des tailleurs et des chapeaux dès son adolescence. Devenue représentante de produits de beauté, elle rencontre le président de la structure Miss France, Louis Poirot, dit de Fontenay, en 1952. Il lui donnera deux fils et un conseil vestimentaire jamais oublié: porter un chapeau pour équilibrer sa silhouette. En 1954, ils créent ensemble le Comité Miss France. A la disparition de Louis de Fontenay en 1981, Geneviève reprend seule la direction de la Société et du Comité Miss France.

Ses prises de position sont parfois jugées ringardes ou vieille France, mais elle les considère comme "glamour" en opposition au "sexy racoleur". Elle mène d'ailleurs, souvent avec succès, une guerre de tranchée permanente contre Endemol et TF1 en s'opposant à toute "modernisation" qu'elle jugerait en contradiction avec l'esprit Miss France. Elle devra pourtant s'incliner en 2003 en acceptant que les miss portent des maillots de bain deux-pièces.

Son franc-parler ou ses prises de positions paradoxales en faveur de l'extrême gauche ont forgé sa popularité, nourrie aussi par un décalage entre sa gouaille et son look d'aristocrate faussement coincée. Elle n'avoue qu'un regret, ne pas avoir tenté une carrière politique. Ce qui ne l'a pas empêchée de prendre position en faveur d'Arlette Laguiller à plusieurs reprises. Elle se désolidarisera d'elle avant le second tour de 2002 car la candidate de Lutte Ouvrière appelait à voter blanc et non contre Jean-Marie Le Pen. En 2007, Mme de Fontenay a opté pour Ségolène Royal qui selon elle avait "la dimension présidentielle".